Num país que, ele próprio, em pleno centro da Europa, parece ter perdido o sentido:

Tribulations d’un prof de maths au royaume des inepties (1/3)

En ce dernier vendredi d’août 2009, j’ai invité des collègues pour une soirée barbecue. Je veux faire la fête avant une nouvelle année scolaire que j’appréhende. En effet, depuis deux ans les inscriptions ne marchent pas bien dans notre école. Cette fois, sauf miracle auquel personne ne croit, nous allons perdre des classes.

Ma charge hebdomadaire va être amputée, au mieux de quatre, au pire de huit heures, et je serai donc réaffecté pour une partie de mon horaire. Après trente ans de carrière, cette perspective ne m’emballe pas car les changements risquent d’être éprouvants.

Je suis prof à l’Institut Roger Lazaron de Namur, dans la section Humanités artistiques. Je donne le cours de mathématiques et celui d’éducation scientifique et technologique au troisième degré. Un matheux égaré chez des artistes, pensez-vous. Je ne m’en porte pas mal. Des élèves calmes, paisibles, faciles à gérer, globalement de bonne volonté. Le programme de maths, adapté au contexte, contribue à leur motivation. Il s’agit en fait d’un cours de géométrie descriptive : les élèves réalisent en classe des épures qui repré-sentent des volumes. Finies l’algèbre et les équations, une délivrance pour les nombreux allergiques. Cette particularité m’inquiète un peu. Du fait de ma prochaine réaffectation, je devrai enseigner des matières dont je suis déconnecté depuis des lustres. Non que je ne sache plus dériver une fonction ou calculer une intégrale, mais je redoute d’avoir affaire à des programmes qui appliquent la dernière pédagogie à la mode : l’approche par compé-tences. Je garde une mauvaise image de ma première expérience avec elle.

Para ler mais…